Notre scénario pour 2019 : la désinflation devrait relancer la consommation

1. La croissance mondiale devrait être un peu inférieure à celle de 2018, mais rester proche de 3% en 2019. Le ralentissement graduel observé au cours de l’année 2018 devrait être remplacé par une accélération progressive cette année. La guerre commerciale en cours pèse sur l’investissement des principaux exportateurs (Allemagne, Chine). On devrait cependant assister à un rebond des demandes internes, surtout en Europe, grâce à des politiques budgétaires plus accommodantes (France, Italie, Allemagne), à l'accélération des salaires et à la baisse de l’inflation.

2. L’inflation se réduit en 2019, soutenant partout le pouvoir d’achat. Ce mouvement tient aux larges fluctuations des prix pétroliers : +29% en 2018, -4% en 2019. Cette année, offre et demande pétrolières seront équilibrées et les prix devraient se stabiliser vers 70$ le baril de brent. De ce fait, l'inflation ralentit en moyenne annuelle, dans les pays développés, pour être égale ou légèrement inférieure à l'inflation hors énergie. Celle-ci peine à se redresser (0,8% aujourd'hui en zone euro, 2% aux Etats-Unis). Les progrès de l’emploi stimulent peu les salaires, même aux Etats-Unis.

3. Aux Etats-Unis, la Fed a monté ses taux jusqu'à 2,5% fin 2018 et ceux-ci ont atteint leur maximum face à l'absence de pressions inflationnistes. Les marchés anticipent une forte baisse des taux cette année, mais la Fed n'y semble pas prête. En zone euro, le retour à une inflation normale de 2% s'avère difficile et la BCE n'écarte pas l'hypothèse d'une baisse des taux supplémentaire. Les taux monétaires semblent s'installer durablement en dessous de 0.

4. Les taux à long terme américains pourraient revenir vers 3%, les anticipations de baisse des taux s’éloignant de pair avec les craintes de récession. Les taux longs européens viennent d'atteindre un record à la baisse mais devraient remonter ultérieurement, suivant les progrès attendus de l'inflation sous-jacente. Ils resteront néanmoins historiquement très bas. Les taux allemands (à la hausse) et italiens (à la baisse) devraient converger.

5. Les actions ont connu un net rebond début 2019, qui compense la chute de l'année dernière. Elles apparaissent néanmoins encore peu chères en Europe, au vu des ratios de résultats et de bilans. La progression des bénéfices des entreprises ralentit : +20 en 2017 en zone euro, + 9% en 2018 et sans doute +5% en 2019. Elle reste néanmoins suffisante pour justifier une remontée des valorisations des entreprises. L'immobilier européen continental devrait aussi rester solide : la hausse des taux longs, modeste, serait compensée par celle des loyers.

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