Notre scénario pour 2018 : croissance sans inflation

  1. L’inflation des pays développés a accéléré, en moyenne annuelle, sur 2017, du fait de prix pétroliers supérieurs en moyenne de 20% à ceux de 2016. La détermination de l'OPEP à réduire sa production demeure solide, compensant les rapides développements américains. La demande mondiale accélère et devrait rester lègèrement supérieure à l'offre en 2018. Le baril, après sa remontée au 2e semestre, devrait se stabiliser vers 60$ (brent) en 2018. L’inflation hors pétrole a cependant surpris par sa modération, à 1,8% aux Etats-Unis et 0,9 % en zone euro ; mais elle devrait se redresser en 2018 avec les progrès de l’emploi, qui favoriseront une accélération des salaires. Les pays émergents ont de leur côté connu une vigoureuse désinflation en 2017, qui alimente un climat de très faible inflation mondiale.
  2. L'activité industrielle et le commerce extérieur surprennent partout par leur vigueur depuis le début de l'année et la consommation des ménages s'est reprise au 2e trimestre. En moyenne annuelle, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2% et se maintenir sur ce ryhme en 2018. Les Etats-Unis retrouvent une croissance supérieure à 2%, la zone euro également et la Chine ralentit à peine (6,5% en 2018), tandis que la Russie et le Brésil sont sortis de récession.
  3. Aux Etats-Unis, la Fed, estime le plein emploi atteint et souhaite remonter ses taux directeurs vers 3% d'ici 2020. Elle annonce une remontée de +75pb pour 2018. En zone euro en revanche, les taux monétaires devraient rester négatifs jusqu’en 2019. La BCE s’est engagée à ne pas les bouger tant qu’elle achètera des obligations, soit jusqu’en décembre 2018. Elle pourrait retarder la hausse des taux si l'appréciation de l'euro venait à menacer le retour à une inflation normale de 2%, prévu en 2021 au plus tôt.
  4. Les taux à long terme américains devraient tendre vers 3% fin 2018 à la faveur de la hausse des taux courts et de l'inflation sous-jacente. Les taux longs européens resteront très bas, mais devraient également remonter un peu, dans le cadre d’une convergence entre taux allemands (à la hausse) et italiens (à la baisse), si la situation politique italienne se clarifie au printemps prochain.
  5. Les bénéfices des entreprises devraient poursuivre leur progression en 2018, en particulier en zone euro (+10%, après +20% en 2017, selon les analystes financiers). Les actions européennes devraient rattraper leur retard sur les performances américaines, qui apparaissent nettement plus chères au vu des résultats et des bilans. Le secteur immobilier européen continental devrait aussi bien résister : la hausse des taux d’intérêt attendue, modeste, sera compensée par celle des loyers.

Télécharger le scénario

 

 

Avertissement : Ce document original est la propriété de AG2R LA MONDIALE. Toute reproduction ou cession sans l’accord de son auteur est interdite. Non contractuel, ce document n'est ni un conseil fourni, ni une consultation et ne peut engager la responsabilité de l'auteur en cas d'exploitation. L'ensemble des informations contenues dans ce document peut être amené à changer sans avertissement préalable. Les performances citées ont trait aux années passées et ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Les prévisions ont un caractère purement heuristique.