Actualités de la semaine

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Monde : rebond des prix pétroliers après l’accord de l’OPEP.

Les pays membres de l’OPEP et la Russie se sont mis d’accord pour faire remonter les prix en abaissant leur production pétrolière en 2019. Les réductions convenues (1,2 millions de baril/jour) sont plus importantes qu’attendu et les prix ont augmenté de 5% dès l’annonce. Ils finissent la semaine à 62$ le baril de brent. Aux États-Unis, les créations d’emplois ont atteint 155 000 en novembre, un peu moins qu’attendu, après 237 000 en octobre ; le taux de chômage est resté stable à 3,7% ; les salaires (3,1% en glissement annuel) n’ont pas accéléré. Les indicateurs de confiance ISM ont surpris par leur vigueur : l’indice manufacturier a gagné 1,6 point en novembre à 59,3 et le non-manufacturier progresse de 0,4 à 60,7. Ils indiquent une croissance soutenue au 4ème trimestre ; la Fed d’Atlanta l’estime à 2,4% annualisé. Pourtant, les marchés boursiers s’inquiètent de l’éventualité d’une récession et ont fortement baissé cette semaine (-4,7% sur les actions américaines, -3,6% en Europe). Le recul a été alimenté par l’arrestation de la directrice financière d’une société chinoise de télécommunication (Huawei), qui témoigne d’une escalade dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Les marchés se sont aussi émus de la baisse des taux longs … 2 mois à peine après avoir redouté leur hausse. Au Japon, le PIB a reculé de 2,5% au 3e trimestre, selon la seconde estimation, revue en baisse, du fait surtout des investissements. Toutefois les chiffes de l’industrie d’octobre suggèrent qu’un net rebond est à l’œuvre au 4e trimestre.

Zone euro : la BCE devrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation.

La croissance du 3ème trimestre a été révisée en légère baisse, à 0,6% annualisé (contre 0,7% précédemment estimé). La consommation des ménages a reculé (-0,4%) et le commerce extérieur a contribué négativement (-1,1 point, affecté par la baisse des exportations). Seul l’investissement progresse, mais sur un rythme modeste (0,7%). Les indicateurs avancés suggèrent une croissance modérée sur la fin de l’année : l’indice PMI manufacturier a perdu 0,2 à 51,8 en novembre, tiré à la baisse par l’Allemagne (-0,4 à 51,8) et l’Italie (-0,6 à 48,6). Mais l’Espagne s’améliore (+0,8 à 52,6). Cette semaine, la BCE publiera ses nouvelles prévisions de croissance et d’inflation, dans doute en baisse, au vu des derniers chiffres mensuels décevants. Malgré cela, elle devrait confirmer l’arrêt du programme d’achat d’actifs à la fin de l’année. Le programme de réinvestissements des amortissements devrait être précisé. Les indications sur la 1e hausse des taux (« après l’été 2019 ») ne devrait pas changer. En Allemagne, la faiblesse de la production industrielle au 3ème trimestre semblait temporaire, liée au cycle des nouveaux modèles automobiles. Mais elle a encore reculé de 0,5% en octobre.

France : redressement de la production industrielle.

La production industrielle française a au contraire fortement accéléré en octobre (+1,2% après -1,6% en septembre), suggérant que l’industrie pourrait contribuer positivement à la croissance au 4ème trimestre. Les exportations ont été très soutenues (plus de 7%) alors que les importations étaient plus modestes (2%) : le commerce extérieur devrait aussi être source de croissance. Toutefois, en novembre, les indices de confiance étaient encore en baisse : -0,4 point à 50,8 dans le secteur manufacturier et 0,2 à 55,1 dans le secteur des services. Et la consommation pourrait rester modeste, affectée par l’accélération de l’inflation et les mouvements sociaux de novembre-décembre.

Graphique de la semaine : la Chine ne détient que 7% de la dette publique américaine

Répartition de la dette publique américaine par détenteur

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Sources : Bloomberg, AG2R LA MONDIALE

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