Actualités de la semaine

Tableau_10.09.2018.JPG

Monde : début d’accélération des salaires aux États-Unis ?

Aux États-Unis, les créations d’emplois ont atteint 201 000 nouveaux postes, après 147 000 en juillet et le taux de chômage est resté stable à un niveau très bas (3,9% de la population active). Les salaires montrent quelques signes d’accélération, progressant de 2,9% en glissement annuel, après 2,7%. Mais ce rythme reste modeste : au vu de la baisse considérable du taux de chômage, il devrait être d’au moins 3,5% selon le schéma des précédents cycles économiques. Il permet tout juste de couvrir la hausse des prix : l’inflation est attendue cette semaine à 2,8% en août (contre 2,9% le mois précédent) ; hors alimentation et énergie, elle resterait stable à 2,4%. La guerre commerciale avec la Chine ne faiblit pas, mais les entreprises américaines restent très confiantes et soulignent la vigueur de la demande. L’indice ISM manufacturier a progressé de 3,2 points en août à 61,3 ; l’indice non-manufacturier gagne 2,8 points à 58,5. La Fed d’Atlanta estime que la croissance reste supérieure à 4% annualisé au 3ème trimestre. Au Japon, la croissance du 2e trimestre a été revue en hausse à 3% contre 2% en 1ère estimation : le pays pourrait dépasser 1% en moyenne annuelle 2018. Au Brésil, le PIB n’a progressé que de 0,7% annualisé au 2ème trimestre, après 0,5% en début d’année. Le pays est sorti de récession depuis 1 an et demi ; mais la demande domestique peine à accélérer. Les élections d’octobre s’annoncent tendues : l’ancien Président Lula, favori des sondages mais emprisonné, a vu sa candidature invalidée par la Cour Suprême. Le 2e dans les sondages est hospitalisé après une attaque pendant sa campagne. La faiblesse de la demande interne semble appeler à une relance budgétaire, mais les investisseurs s’inquiètent d’un nouveau dérapage des finances publiques.

Zone euro : statu quo attendu lors de la réunion de la BCE.

Au 2ème trimestre, la croissance a été confirmée à 1,5% annualisé, après 1,6% au 1er trimestre. La consommation a été le maillon faible (0,7%) alors que l’investissement est resté solide (5%). Le commerce extérieur a contribué négativement (-0,8 point) : les importations (4,4%) progressent plus vite que les exportations (2,3%). Cette semaine, la BCE tiendra sa réunion de politique monétaire : sa communication devrait rester la même : arrêt des achats de titres en janvier prochain ; 1ere hausse des taux au 4e trimestre ; et neutralité face à la volatilité des taux italiens. La préparation du Budget en Italie avait entraîné les taux 10 ans à 3,15% la semaine précédente ; mais ils sont retombés à 3,02% vendredi dernier. La BCE pourrait baisser ses prévisions, notamment pour l’inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie), qui progresse de 1% en glissement annuel en août sans donner de signe d’accélération vers les 1,8% prévus pour 2020. En Allemagne, la production a reculé de 1,1% en juillet, après -0,7% en juin, en ligne avec le retrait des exportations sur le mois. Les indicateurs de confiance suggèrent un rebond de l’activité sur la fin de l’été ; mais la baisse récente d’activité suggère une contribution nulle ou négative de l’industrie à la croissance du PIB au 3ème trimestre.

France : rebond de l’industrie.

En juillet, la production industrielle a en revanche progressé de 0,7%, comme en juin. L’acquis de croissance industrielle pour le 3ème trimestre est déjà de 1,1%, suggérant que l’industrie contribuera très favorablement au PIB total, après un 1er semestre très morne. Les données mensuelles de consommation et de commerce extérieur sont également bien orientées ; la croissance semble bien partie pour rebondir vers 2% annualisé sur la seconde moitié de l’année.

Graphique de la semaine : vers une accélération des salaires aux États-Unis?

Evolution du taux de chômage et des salaires aux États-Unis

Graphique_10.09.2018.jpg

Source : Datastream, AG2R LA MONDIALE

Avertissement : Ce document original est la propriété du groupe AG2R LA MONDIALE. Toute reproduction ou cession sans l’accord de son auteur est interdite. Non contractuel, ce document n'est ni un conseil fourni, ni une consultation et ne peut engager la responsabilité du Groupe en cas d'exploitation. L'ensemble des informations contenues dans ce document peut être amené à changer sans avertissement préalable. Les performances citées ont trait aux années passées et les prévisions ont un caractère purement heuristique. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.