Actualités de la semaine

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Monde : forte baisse du prix du pétrole.

Les prix pétroliers ont baissé, pour tomber brièvement en dessous de 70$ le baril de brent, du fait de la forte hausse de la production américaine, qui a atteint 11,6 millions de barils/jour la semaine précédente, presque 2 millions supplémentaires depuis le début de l’année. Cela lève les inquiétudes quant à une éventuelle insuffisance de l’offre mondiale par rapport à la demande, d’autant qu’une reprise de production est attendue au Kurdistan irakien. Cette baisse des prix devrait améliorer le pouvoir d’achat des ménages à travers le monde et relancer la consommation. Aux États-Unis, les élections ont rassuré les marchés, la cohabitation entre des Représentants Démocrates et une présidence Républicaine limitant les risques d’un dérapage budgétaire. La Fed reste confiante quant à la croissance et la stabilisation de l’inflation vers 2%, malgré un taux de chômage historiquement bas. Sa prochaine réunion aura lieu le 19 décembre et une nouvelle hausse de taux directeur (à 2,5%) semble assurée. Une légère accélération de l’inflation est attendue en octobre (2,5% en glissement annuel, après 2,3%). Mais hors alimentation et énergie, elle resterait stable à 2,2%. Les ventes au détail devraient enregistrer une forte hausse (0,6% après 0,1% en septembre) et la production industrielle continuerait de progresser (0,2% après 0,3%). Dans le reste du monde, les chiffres du 3ème trimestre sont décevants et indiquent un ralentissement de la croissance mondiale depuis la fin de l’été. Au Japon, le PIB est attendu mardi en recul de 0,9% annualisé, affecté par la faiblesse de l’industrie : la production manufacturière a reculé de près de 7% annualisé sur le trimestre ; mais aussi par la faiblesse de la consommation. Au Royaume-Uni, la croissance a accéléré à 2,5%, après 1,6% au 2ème trimestre. La demande domestique a été dynamique (2% pour la consommation, 3,4% pour l’investissement), de même que la demande extérieure (+11,4% pour les exportations !). Mais les chiffres mensuels de croissance montrent qu’après la hausse en début du trimestre, le PIB a stagné en août et septembre ; l’acquis de croissance pour le 4ème trimestre n’est donc pas favorable.

Zone euro : des signes de redressement de l’industrie allemande.

En Allemagne, le PIB est attendu en léger recul (-0,4% annualisé) au 3ème trimestre. L’économie aurait été affectée par une forte baisse de l’activité dans le secteur automobile. Mais les dernières données de production industrielle sont plus encourageantes : elle a progressé de 0,2% en septembre et a été revue en hausse en août (0,1%, contre -0,3% précédemment). La Commission Européenne a légèrement réduit ses prévisions de croissance pour la zone euro. Mais elle reste optimiste : elle atteindrait 2,1% en 2018, puis 1,9% en 2019. Seule l’économie italienne resterait très faible : 1,1% cette année puis 1,2%, entraînant une forte hausse du déficit public (de -1,9% à -2,9% en 2019). Ces chiffres contrastent avec les prévisions du Gouvernement italien : 1,5% de croissance et 2,4% de déficit public et ont créé un regain de tension sur le marché obligataire.

France : l’industrie marque le pas à l’automne.

En septembre, la production industrielle a fortement reculé (-1,8%), principalement affectée par la baisse de la production manufacturière (-2,1%). Ce recul coïncide avec celui de la consommation en biens des ménages publié la semaine précédente. Il suggère que la croissance sera faible au 4e trimestre 2018. Selon l’enquête trimestrielle de l’INSEE, les chefs d’entreprise de l’industrie anticipent une baisse de 1% de leurs dépenses d’investissement sur l’ensemble de l’année 2018. Ils sont plus optimistes pour 2019 et prévoient une progression de 4%.

Graphique de la semaine : la hausse de la production américaine fait baisser les prix pétroliers

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Sources : Bloomberg, AG2R LA MONDIALE

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